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L'innovation et l'économie auvergnate

Lancée en 2000 au Conseil européen de Lisbonne par les 15 États membres de l’Union européenne d’alors, l’expression « économie de la connaissance »[1] désigne l’axe majeur de politique économique et de développement de l'Union européenne entre 2000 et 2010. Cette tournure explicite repose sur deux moteurs fondamentaux qui sont la recherche et l’innovation. La recherche produit les données et la connaissance et l’innovation les exploite en vue du développement économique. Le développement de l’économie de la connaissance est un réel challenge en terme de méthodologie et d’intérêt à collaborer mais également un incontestable enjeu pour amplifier et soutenir la croissance des entreprises – notamment l’emploi –  et offrir une meilleure visibilité et lisibilité des forces et atouts d’un territoire.

A ce titre, les entreprises sont encouragées à dynamiser leur activité de recherche et développement et à créer ou accroître leur lien avec les laboratoires de recherche public. Afin d’accélérer ces évolutions, les structures de soutien à l’innovation des entreprises (Pôle de compétitivité, Centre de ressources ou plateforme technologiques) jouent un rôle crucial.

Certaines entreprises, présentes dans des secteurs où le  R&D est essentielle à la compétitivité, se sont aussi spontanément regroupées afin de mutualiser des compétences et définir des objectifs communs. Cette démarche développée à l’échelon régional a été reconnue par la Région Auvergne et l’Agence Régionale de Développement Economique via la labellisation « cluster d’excellence en Auvergne ».   L’objet de ces clusters est l’application d’une stratégie de développement commune et la mise en place de projets collaboratifs permettant une synergie des expertises individuelles au profit d’un objectif scientifique ou technologique commun. Les retombées de ces projets, quelques soient leur forme (développement d’une technologie, accroissement d’une expertise, expérience d’un projet collaboratif, reconnaissance, etc.) permettent d’accroître la compétitivité individuelle de chaque partenaire.

Chaque secteur industriel ayant sa propre spécificité au niveau technique, culture industrielle, structure d’entreprise, marché, etc., il a été choisi de présenter  les structures d’accompagnement via le principal secteur industriel ciblé :

Dérouler Mécanique et Métallurgie

La mécanique et la métallurgie auvergnates sont composées de plusieurs « fillières spécifiques » qui s’entremêlent. On retrouve notamment celles de la sous-traitance industrielle, des machines spéciales, des composants et équipements mais aussi des marchés transversaux comme l’aéronautique, la coutellerie et l’automobile. Dans son périmètre large, la mécanique régionale représente environ 1800 entreprises et 28 000 salariés. Certains entreprise locales constituent des modèles en matières de recherche et développement, nous pouvons citer par exemple Auvergne Alcan, Aubert&Duval, Sagem, etc. Pour l’ensemble des entreprises de ce secteur de nombreuses structures apportent un soutien complémentaire au développement de l’innovation:

Le pôle de compétitivité VIAMECA
qui a pour objectif de créer et gérer un réseau opérationnel entre enseignement / recherche / entreprise, en rapprochant les acteurs de ce vaste ensemble par une démarche organisée et mobilisatrice. Les 3 thématiques principales d’intervention du pole (87% des projets labellisés) concernent :
  • les procédés de mise en forme des matériaux haut de gamme et la fabrication directe
  • Les systèmes intelligents et la robotique
  • L’ingénierie des surfaces
L’activité principale du pôle se traduit par le montage de projets collaboratifs multipartenaires qui permettent à des entreprises la mise au point de nouveaux produits, process, organistaion.

Le centre de ressource technologique CASIMIR
apporte un soutien technologique dans les domaines suivants :
  • Matériaux métalliques et procédés de fabrication
  • Polymères, composites et procédés de fabrication
  • Conception
  • Maîtrise des procédés, Qualité, Organissation
La plateforme de transfert de technologie Méc@prod s’appuie  sur la présence forte d’unités de recherche et d’une école d’ingénieur spécialisée, l’IFMA (Institut Français de Mécanique Avancée), afin de proposer ses compétences pointues et ses moyens performants pour réaliser des actions de transfert de technologie, notamment dans les domaines de l’Usinage Grande Vitesse (UGV) et du décolletage.

Dérouler Plasturgie

Troisième secteur industriel régional par ses effectifs (hors caoutchouc), le secteur plasturgique représente environ 210 entreprises, 6 000 salariés et se segmente en 3 pôles distincts :

  • Extrusion emballage (notamment dans le bassin de Sainte-Sigolène),
  • Pièces techniques (en particulier dans le bassin Thiernois)
  • Santé beauté dans l’Allier et le Cantal.

Les PMEs locales maîtrisent un large spectre de technologies (vingt-trois), ce qui permet à cette filière de se diversifier vers de nouveaux secteurs : automobile, bâtiment, emballage, matériel, médical, etc.

Il y a une prise de conscience récente de l’intérêt à unir les forces des plasturgistes, à se reconvertir et à innover avec la création du Système Productif Localisé et de la jeune chambre économique de la plasturgie (particulièrement active dans l’innovation). Bien qu’il n’y ait pas une structure spécialisée sur ce secteur d’activité de nombreux acteurs de soutien à l’innovation ont des compétences transversales sollicitées par les PMEs régionales :

Le Centre National d’Evaluation de la Photo-protection (CNEP), labellisé centre de ressources technologiques et appuyé sur la recherche fondamentale locale est spécialisée sur l’évaluation et l’étude du vieillissement des matériaux organiques.

Le pôle de compétitivité Céréales vallée développe une activité innovante en aidant à la mise en place de projets collaboratifs sur les bioplastiques et les matériaux à biodégradation contrôlée.

CASIMIR apporte notamment sa compétence aux fabricants ou utilisateurs d’emballage qui souhaitent caractériser, concevoir, optimiser leurs emballages et les technologies de conservation.

Dérouler Caoutchouc

Le secteur du caoutchouc demeure la marque identitaire de l’Auvergne, notamment grâce au groupe Michelin. Le secteur emploie près de 18 000 salariés et rassemble 42 % des effectifs de la recherche dans le caoutchouc en France. D’autres grands groupes du caoutchouc comme Goodyear ou Trelleborg ont également choisi l’Auvergne, à côté de PME dynamiques et parfois leaders sur leur marché comme Silicone Plastique Caoutchouc Voreyzien et Caoutchouc Velay Applications qui représentent 100% de la production française de tétines en silicone.

Le pôle de compétitivité Elastopôle, présent dans les Région îles de France, Pays de la LOIRE, Centre et Auvergne ambitionne de rapprocher les forces industrielles, scientifiques et universitaires de la filière caoutchouc et polymères dans le cadre de projets collaboratifs.

De nombreux aspects de la filière caoutchouc sont concernés par son action: matériaux polymères, conception de produits et formulation de mélange avec la prise en compte du règlement REACH, énergie, éco-conception, recyclage et valorisation des produits et des matériaux, procédés de fabrication.

Dérouler Pharmacie - Santé

En région Auvergne, les entreprises de ce secteur peuvent être scindées en deux sous-ensembles : la pharmacie du médicament d’une part et la nutrition santé d’autre part.

Le sous-ensemble « pharmacie », qui place la région Auvergne à la 8ème place nationale, représente 300 entreprises et plus de 5 000 salariés. La pharmacie est la 1ère branche de la région en 2006 pour la Recherche en entreprise.

Plus de la moitié des salariés du secteur travaillent dans cinq unités :

  • Merck Sharp & Dohme - Chibret (fabrication de médicaments) de Riom et Saint-Germain-Laprade,
  • Adisseo France SAS (fabrication d’additifs nutritionnels pour animaux) à Commentry,
  • Les Laboratoires Industriels de Vichy (fabrication de produits de toilette) à Creuzier-le-Vieux
  • Sanofi-Aventis (fabrication de principes actifs pour la pharmacie) à Vertolaye.

Cependant, un certain nombre de PME sont également présentes en région, avec un rayonnement national voire international, comme les Laboratoires THEA ou LYOCENTRE par exemple. Les entreprises du domaine de la santé humaine et animale se sont structurées autour d’une association : le GIMRA (Groupement des Industriels du Médicament de la Région Auvergne) qui regroupe près de 40 membres dont des partenaires académiques et institutionnels et plus de trente cinq entreprises.

Les interactions étroites entre laboratoire public et entreprises de ce secteur ont aussi été à l’origine d de l’émergence de deux clusters labelisée cluster d’excellence de la région Auvergne en 2010 :

Le Cluster d’excellence Analgesia Partnership, spécialisé sur la douleur, regroupe 4 acteurs publics et 4 acteurs privés autour d’un projet commun : la constitution d’une plateforme de services offrant des compétences aux différentes étapes de développement d’un nouveau produit antalgique pour le monde industriel pharmaceutique et une activité de R&D propre issue d’idées originales émises par mes partenaires du cluster.

Le Cluster d’excellence Institut de Recherche Pharmabiotique (IRP) est une association scientifique de compétences académiques et industrielles pour le développement de probiotiques répondant aux exigences des autorités de santé et aux bonnes pratiques pharmaceutiques.  

Le sous-ensemble « nutrition/santé ». De nombreuses entreprises de ce secteur sont regroupées autour de l’association NUTRAVITA créée en mars 2001.

L’association en forte collaboration avec la recherche locale a obtenu la labellisation cluster d’excellence en 2010. Les PMEs dynamiques sur ce secteur s’appuie sur (1) une recherche en nutrition performante et reconnue à l’échelle européenne via le premier CNRH de France et (2) une offre de formation complète autour des métiers de l’alimentation –santé.

Le Cluster d’excellence NUTRAVITA avance autour des 3 priorités suivantes :

  • Création de ponts entre la recherche publique et les PME / TPE.
  • Sensibilisation des entreprises du secteur sur l’opportunité que représente le marché de l’alimentation santé.
  • Organisation d’un événement de dimension nationale pour communiquer sur le savoir faire de la région.

L’ensemble des partenaires publics et privées ont défini deux stratégies : le repositionnement des produits agroalimentaires régionaux dans l’équilibre alimentaire et le développement de projets collaboratifs public-pirvé pour la prévention des désordres métaboliques associés au vieillissement, aux maladies chroniques et à l’évolution des comportements alimentaires.

Dérouler Agro-alimentaire

Les industries agro-alimentaires représentent pour l’Auvergne environ 2 200 entreprises et 14 500 salariés.

 La filière céréale est fortement concernée par la R&D et organisée notamment autour du semencier LIMAGRAIN (génomique, création céréalière, production, collecte, stockage, transformation,etc), 50% des cultures de la région sont sous contrat avec elle. La filière régionale a intégré l’innovation à tous ses stades. Enfin, elle bénéficie (1) d’un environnement scientifique et technologique de haut niveau grâce à la présence de l’I.N.R.A et (2) d’un pôle de compétitivité « Céréales Vallée », qui regroupe 65 adhérents et 400 structures et développe des liens avec les pôles d’autres régions : Plastipolis et le pôle des Industries des Agro Ressources (IAR) de Reims.

 Le pôle de compétitivité Céréales vallée se positionne principalement sur la recherche et l’innovation autour 

  • De la création des ressources et des méthodologies nouvelles pour optimiser la création variétale
  • Du développement de variétés végétales et de procédés agro-industriels, tournés vers l'utilisation de Céréales pour les agromatériaux, la chimie du végétale et la bioénergie
  • De La nutrition / Santé

 Le pôle facilite le montage et coordonne les projets innovants de recherche et développement, industriels, de formation et à l’international.

La Filière viande :

• L’Auvergne, plus grande prairie de France avec 1,1 million d’hectares, est une grande région d’élevage traditionnel, berceau de trois races bovines mondialement renommées : l’Aubrac, la Charolaise, la Salers. Le troupeau allaitant représente 11 % du cheptel national bovin. Cette filière bénéficie de la présence d’un Centre de Ressources Technologiques reconnu au niveau européen : l’Association pour le Développement de l’Institut de la Viande (ADIV) apporte son appui et ses services aux professionnels depuis 1975, en France comme à l'étranger, au niveau artisanal ou industriel, dans les domaines de conception, fabrication, organisation, gestion, commercialisation et de formation.

La Filière lait :

• L’Auvergne est une importante région laitière dont les exploitations sont situées, pour la plupart, en zone de montagne. La région est réputée pour ses célèbres fromages protégés par une Appellation d’Origine Contrôlée : les Saint-nectaires, Cantal, Salers, Bleu d’Auvergne et Fourme d’Ambert. Cette production concerne une cinquantaine d’entreprises (industriels et affineurs) et 500 ateliers de fabrication fermière. Le Pôle fromager AOC massif central est un lieu d'échanges entre les professionnels des filières fromagères d'AOC du Massif central et les organismes de recherche, de développement et d'enseignement.

La Filière eaux minérales :

• Aujourd’hui, l’Auvergne assure un cinquième de la production nationale d’eaux minérales avec 1,75 milliards de litres. Le secteur des boissons est dominé par les eaux minérales et gazeuses avec Danone et ses deux filiales (la Société des eaux de Volvic et la SMDA - Source du Mont-Dore en Auvergne -), ainsi que Castel et sa filiale SCBV (Société Commerciale des eaux minérales du Bassin de Vichy).

Dérouler Biotechnologie

Les  biotechnologies auvergnates sont constituées d’au moins 50 entreprises et environ 1000 salariés. Ces dernières années, 20 à 30 start-ups de biotechnologies ont été créées à partir d’une base scientifique régionale forte et d’un accompagnement par l’incubateur d’entreprise innovante BUSI. Le taux de survie à 5 ans des entreprises est de 85%.

Les entreprises biotech. sont en grande partie regroupées sur les quatre sites suivants :

  • Le Bioparc de Vichy autour de la thématique santé - alimentation - beauté - biomédical. Le Bioparc s’appuie sur l’agence du développement du val d’allier pour l’animation du secteur.
  • Le Biopôle de Clermont - Limagne créé en 1995 à l'initiative de la Communauté de communes Limagne d'Ennezat regroupe au sein d'un parc de 70 hectares des sociétés positionnées sur les sciences du vivant / biotechnologies.
  • Le Naturopôle de Gannat labellisé pôle d’excellence rurale en 2006 est spécialisée dans le biovégétal / neutraceutique.
  • Le Biopôle de Haute-Auvergne accueillent des entreprises spécialisées dans les bio-ingrédients industriels.

 Les biotech. disposent un tissu de recherche publique de plus de 1500 chercheurs dans les laboratoires locaux de différents organisme (INRA, CNRS, INSERM, ENITA, Université Blaise Pascal, Université d ‘Auvergne), d’établissements de grands groupes (Limagrain, Adisseo,…), d’un incubateur d’entreprises innovantes (BUSI) qui a permis le développement de ce secteur ces dix dernières années et de biopôles dédiées à l'accueil et au soutien des entreprises spécialisées dans les sciences du vivant.

Dérouler Technologie de l'Information et de la communication

Dans ce domaine, les acteurs sont assez hétérogènes (développeurs de progiciels, concepteurs multimédia, étude de développement d’interfaces homme-machine, sécurité informatique, Système d’information géographique, etc).

Ce secteur bénéficie d’une dynamique collective et d’initiatives publiques qui constituent un environnement favorable : cluster d’excellence Auvergne TIC (entreprises, organismes de formation, institutionnels), Pépinière et hôtel d’entreprises Pascalis, une école d’ingénieur (Institut d’Informatique, de Modélisation et de leurs Applications, ISIMA) de laboratoires de recherche (LIMOS, LASMEA, etc.).

Le cluster d’excellence Auvergne TIC organise les relations entre les entreprises et la recherche publique pour favoriser les alliances, les convergences et les synergies afin de répondre au mieux aux attentes d’innovation du secteur.

Dérouler Environnement et filière bois

Environnement

Le cluster d’excellence E2IA regroupe 3 entreprises locales, avec des expertises très variées autour de la thématique environnement. E2IA a pour vocation d’être un acteur structurant et « pilote » du pôle d’excellence de la filière des écotechnologies en Auvergne, c'est-à-dire être porteur d’excellence et de visibilité en matière de technologies et d’innovation. Pour cela ses actions principales portent sur :

  • Structuration de la filière
  • Développement de bonnes pratiques dans les éco-technologies :
  • R&D collaborative
  • Information, sensibilisation, formation

Cette association s’appuie sur la Fédération de Recherche en Environnement, qui a émergé localement ces dernières années et a été récemment reconnu par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

 Bois

28% du territoire régional est occupée par la forêt. La filière bois en Auvergne est animée par la structure Auvergne Promobois et regroupe essentiellement des PMEs plus artisanales qu’industrielles. La plate-forme technologique Forbois@auvergne mutualise les moyens de 4 Lycées auvergnats afin de fournir un appui technologique aux entreprises de la filière bois.



LEXIQUE

Dérouler Les pôles de compétitivité

Un pôle de compétitivité est sur un territoire donné, l’association d’entreprises, de centres de recherche et d’organismes de formation, engagés dans une démarche partenariale (stratégie commune de développement), destinée à dégager des synergies autour de projets innovants conduits en commun en direction d’un (ou de) marché(s) donné(s). Le label « pôle de compétitivité » est attribué par une décision du comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires (CIACT). Cette politique vise à susciter puis soutenir les initiatives émanant des acteurs économiques et académiques présents sur un territoire.

Quatre éléments principaux sont la clé du succès du pôle :

  • la mise en oeuvre d’une stratégie commune de développement économique cohérente avec la stratégie globale du territoire,
  • des partenariats approfondis entre acteurs autour de projets collaboratifs,
  • la concentration sur des technologies destinées à des marchés à haut potentiel de croissance,
  • une masse critique suffisante pour acquérir et développer une visibilité internationale.

Dérouler Les plateformes technologiques

Le concept de Plate-forme technologique (PFT) est destiné à promouvoir et institutionnaliser la mission de soutien à l'innovation et au transfert technologique des établissements publics d'enseignement et de formation. L'aspect novateur et original de la démarche se situe au niveau des trois principes fondateurs de la mise en place des PFT :
  • l'optimisation des moyens et des compétences dont disposent les établissements publics d'enseignement, par leur mutualisation au service des PME-PMI ;
  • la création d'un espace servant à l'enseignement, à la formation continue et aux prestations technologiques ;
  • le développement d'un travail en réseau des structures oeuvrant au service du transfert technologique.

La PFT est ouverte aux PME-PMI sur des bases contractuelles afin de favoriser le transfert technologique vers ces entreprises et développer l'innovation. La PFT offre des travaux finalisés, des formations, des actions de prestations de services et des expertises, avec (ou éventuellement sans) intervention d'élèves ou d'étudiants. Elle est constituée autour de moyens techniques regroupés et d'une expertise en recherche-développement, à partir du réseau des IUT et STS, des lycées technologiques et professionnels, des lycées agricoles et des autres formations technologiques offertes par les écoles et les universités. Le label est accordé par la Commission nationale de labellisation des structures de diffusion technologique.

Dérouler Les Centres de Ressources Technologiques

La procédure de reconnaissance CRT, visant à la qualification des structures d'appui technologique aux entreprises, a été mise en place en 1996 conjointement par le ministère chargé de la recherche et le ministère chargé de l'industrie. Elle a pour objectif de fournir aux PME-PMI la garantie que la structure à laquelle ils s'adressent est capable de leur apporter des réponses adaptées et de qualité en matière de prestation technologique sur mesure.

La qualification de Centre de ressources technologiques (CRT) est attribuée aux structures les plus aptes à répondre de manière professionnelle aux besoins des PME-PMI. Un cahier des charges définit les conditions minimales requises pour l'obtention du "label". Il met l'accent sur trois caractéristiques principales des CRT :
  • professionnalisme dans l'exécution des prestations, notamment en termes de résultats, coût, délai et confidentialité,
  • réalisation de prestations sur mesure pour les PME, concernant des projets innovants des entreprises,
  • compétence par une actualisation permanente des connaissances au contact des laboratoires de recherche.

Dérouler Cluster d'Excellence Auvergne

Dans le cadre de sa politique de soutien aux filières économiques et à l’innovation et dans le cadre de la Stratégie Régionale d’Innovation, le Conseil régional d’Auvergne en coordination avec l’État ont lancé l’initiative “Clusters d’Excellence en Auvergne”.

Cet appel à projets vise à permettre le développement de secteurs économiques à fort potentiel en Auvergne, par la labellisation et le soutien pluriannuel à des clusters, définis comme “le regroupement d’entreprises, de laboratoires de recherche publics et/ou privés et d’établissements d’enseignement, à des fins de développement et d’innovation par la mise en commun de ressources et de projets.”

Le cluster présente obligatoirement sa stratégie et son plan d’actions sur les leviers de la compétitivité :
  • l’innovation technologique
  • l’amélioration de la performance
  • l’international
  • le développement commercial.




[1] La stratégie de Lisbonne a pour objectif de faire de l'Europe l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale.