Des études de grande ampleur ont été menées pour évaluer l’état des sols et de leurs stocks en matière organique (MO), que ce soit à l’échelle national1 ou à l’échelle international (globalement, 1 500 milliards de tonnes de carbone dans le premier et 2 344 milliards de tonnes dans les trois premiers mètres au niveau mondial2). Ces stocks sont importants représentant davantage de C que la biomasse continentale et le CO2 atmosphérique combinés. Le changement climatique (CC, devant entrainé un doublement de la concentration de CO2 atmosphérique et une augmentation en moyenne de 2-6°C de la température en hémisphère nord à l’horizon 21003) est susceptible de modifier le flux net de C du sol, faisant basculer le sol d’un puits de C en une source de C atmosphérique. Au niveau mondial, le rôle de l’agriculture dans la lutte contre le CC est désormais largement reconnu par la FAO4. Il est admis que les sols représentent le puits de carbone, naturel et à long terme le plus important pour les surfaces terrestres. Le stockage de C par les prairies constitue donc une voie prometteuse pour contrebalancer les émissions de CO2.
Tanvir SHAHZAD, Sébastien FONTAINE
tanvir.shahzad@clermont.inra.fr
Unité de recherche sur écosystème prairial-INRA 234 Ave du Brézet 63100 Clermont Ferrand
Ces travaux ont été présentés au congrès international « Green Revolution 2.0 : Food+Energy and Environmental Security » lieu à Long Beach, Californie, Oct. 31-Nov 3 2010.
L’auteur, Tanvir Shahzad, remercie le Conseil régional d’Auvergne pour financer ce déplacement.


